Archive for avril, 2014

Traitement pour les plantes grasses et succulente

plantes succulentes

Les insectes et maladies se développent dans certaines conditions, il convient donc de mettre en œuvre un certain nombre de principes de culture qui préviendront l’apparition de ces nuisances, les traitements phytosanitaires ne seront alors employés qu’en ultime solution.

Les actions préventives :

– Si vous le pouvez, sortez vos plantes à la belle saison.
– Mettez des pièges anti-fourmis (elles vivent souvent en symbiose avec les pucerons etc…).
– Le respect des conditions de culture spécifiques à chaque plante (cf. § précédents). Les plantes qui poussent dans de bonnes conditions, développent des défenses naturelles plus efficaces.
– L’hygiène générale des locaux (aération…) et des instruments de jardinage ainsi que le désherbage régulier (pots et serre), éliminent la plupart des foyers infectieux !
– Le rempotage régulier des plantes (tous les 2 à 3 ans) permet de limiter les apports d’engrais (trop d’azote affaiblit les tissus des plantes) et de vérifier l’état des racines : présence de poux…
– La taille régulière des plantes permet de limiter la croissance des parties aériennes (concentration de sève = foyer potentiel) et de fortifier la tige principale.

Les actions curatives :

– pour les attaques d’insectes, n’hésitez pas à ‘doucher’ fortement vos plantes, afin d’éliminer visiblement la majeure partie des nuisibles, taillez les parties incriminées (ex : toutes les parties aériennes pour les caudex à croissance volubile), n’utilisez qu’ensuite les produits chimiques appropriés.
– pour les maladies fongiques : stopper les arrosages, replacer la plante dans de meilleurs conditions, éliminez les parties aériennes touchées, bouturez les tiges si le collet est trop atteint, n’appliquez qu’in fine les produits appropriés.
– Il est également possible de faire de la lutte biologique intégrée, aux moyens d’insectes prédateurs de nos indésirables (ex : coccinelles contre pucerons…), il s’agit là de recréer un équilibre naturel dans votre serre et de se rapprocher ainsi des conditions de vie originelles de nos plantes, toute une philosophie !

Les maladies fongiques ou cryptogamiques

maladie plante succulenteLes succulentes, comme tous les autres végétaux peuvent subir diverses agressions. Si l’on excepte les cas de force majeure (gel, inondation, coups de soleil…) et les cas fortuits (chute, animaux, vol…), nos plantes rencontrent plus fréquemment deux types de problèmes : les attaques d’insectes ‘ravageurs’ et/ou les maladies fongiques.

Il est primordial de bien se débarrasser des insectes ravageurs, car ils infligent aux plantes des micro piqûres qui constituent autant de points d’entrée pour des champignons et autres bactéries.

Malheureusement, une fois les premiers symptômes apparus, les dégâts des maladies fongiques restent souvent indélébiles (tâches = nécroses indélébiles), et dans bien des cas, il vaut mieux alors procéder à un curage manuel (parties aériennes) des zones infectées, voire à un bouturage des parties encore saines en cas de pourriture du collet.

Le meilleur moyen est alors de prévenir l’ensemble de ces maladies = La prophylaxie

Les insectes ravageurs et les plantes succulentes

insectes ravageurs

Les cochenilles, pucerons, acariens, mouches blanches… sont de redoutables prédateurs pour les végétaux en général et nos succulentes en particulier. Ils sont présents en grand nombre dans la nature, et peuvent ainsi facilement contaminer vos plantes à l’intérieur de la maison.
Généralement leur présence se détecte facilement à l’œil nu, au sommet des tiges, autour des aréoles, sous les feuilles.

Ex :
– présence de fines toiles d’araignée + décoloration puis chutes des feuilles = acariens
– petites boules laineuses (1 à 2 mm) sur les parties aériennes ou sur les racines = cochenilles
– mouches blanches = aleurodes etc…

Il faut intervenir rapidement car ils finissent par déformer les plantes, empêcher la floraison, (thrips), et favorisent l’apparition des maladies cryptogamiques.

Dans tous les cas il convient de bien identifier l’agresseur afin de lui opposer un traitement approprié, pour cela faites- vous aider par un professionnel (horticulteur, vendeur de produits phyto. en jardinerie) ou un collectionneur chevronné.

Vous trouverez trois types de produits :
– Les insecticides spécifiques à chaque type de ravageurs, qui agissent par ingestion.
– Les insecticides à base d’huiles minérales qui asphyxient par contact la plupart des insectes.
– Les produits BIO (peu efficaces contre la cochenille).

L’arrosage des plantes succulentes

L'arrosage des plantes succulentes

L’augmentation de la température ambiante combinée à des arrosages plus fréquents et à l’apport d’éléments nutritifs, favorise la croissance de tous les végétaux. C’est également vrai pour les succulentes. Toutefois, certaines règles de base sont à observer :

Le respect des périodes de repos végétatif.

Les plantes tropicales alternent des périodes actives de végétation et des périodes de repos.
Ces moments dépendent de leur aire de distribution d’origine (hémisphère nord ou sud).
La majeure partie d’entre elles suive le rythme de nos saisons, soit par fidélité à leur cycle biologique (ex : cactées mexicaines…), soit parce qu’elles se sont acclimatées.

En revanche, la plupart des succulentes originaires de l’hémisphère sud ont gardé leur particularisme (ex : plantes cailloux…).

Evitez les excès.

Dans leur milieu d’origine, les succulentes rencontrent un terrain pauvre en humus, une alternance de fortes périodes de précipitations (inondations), des périodes d’intense sécheresse et une amplitude thermique marquée. Si vous ne voulez pas dénaturer vos plantes (= avoir un melon à la place d’un cactus !) vous devrez :

  • n’arroser qu’au maximum 3 fois par mois durant la période de végétation, en laissant bien sécher entre 2 arrosages.
  • N’apporter de l’engrais qu’au printemps, un arrosage sur deux, sur une terre préalablement mouillée.

Le rempotage des plantes succulentes

rempotage plantes succulentes

Le rempotage est un moment déterminant dans la vie d’une plante. C’est lui qui donne une nouvelle impulsion à sa croissance ou au contraire peut lui porter un coup d’arrêt fatal… Un bon rempotage dépend de l’adéquation de 3 paramètres :

le choix du pot :

Préférez les pots en terre (aération et stabilité accrues) pour les gros sujets, les plantes délicates ou les plantes exposées en extérieur… Les pots plastiques sont plus économiques, permettent un gain de place et une réduction de la fréquence d’arrosage. Un bon compromis peut être trouvé avec l’utilisation des pots céramiques. A propos de la forme du pot, les succulentes poussent bien à l’étroit. Les plantes évoluant en colonies, touffes etc… peuvent être rempotées en pot de taille basse ou en coupe. Les plantes columnaires, candélabres, arbustives etc… demandent un pot plus profond.

le moment du rempotage :

Lorsque le pot manque de stabilité, ou que la plante déborde, il s’avère nécessaire de rempoter (en moyenne tous les 2 à 3 ans). Afin d’en minimiser les risques il est préférable de le réaliser au début de la période active de végétation (printemps ou automne).

la qualité du terreau :

A côté du terreau à cactus classique (1/3 terreau universel + 1/3 terre franche + 1/3 matériaux drainant), on peut adapter le substrat en fonction des catégories de plantes à rempoter.

Pour les variétés délicates, on diminuera la part d’humus au profit du drainage, alors que pour la plupart des succulentes on pourra augmenter la part du terreau.

Un plus consiste à rajouter une couche de gravier, pouzzolane, sable grossier… en surface du pot, afin de prévenir le pourrissement du collet des succulentes.

Lumière et plantes succulentes

lumière plante succulente

Originaires des régions chaudes du globe, les succulentes subissent généralement une forte exposition au rayonnement solaire.

Cependant les besoins réels en la matière peuvent varier d’une espèce à l’autre, il est donc particulièrement important de connaître scrupuleusement les besoins de chaque plante.

En effet, le manque ou l’excès de lumière peut provoquer de graves préjudices… C’est probablement la première cause de disparition en intérieur.

 

Le manque de lumière :

Les plantes semblent pousser anormalement vite, elles s’amoindrissent, perdent de leur couleur et finissent par s’affaiblir : elles filent… La moindre maladie en vient alors à bout, le seul moyen
est de couper la partie incriminée.

L’excès de lumière :

les plantes brunissent et finissent par se dessécher.

Les coups de soleil :

Ils interviennent lorsque les plantes ont connu une longue période d’ombre (hivernage) et qu’elles
retrouvent subitement une forte exposition ; des tâches blanches peuvent alors apparaître. Afin de
prévenir cela, il faudra les habituer progressivement au soleil.

Pour résumer

Il est possible de compenser un manque d’ ensoleillement par un éclairage artificiel favorisant la croissance des végétaux.

Ombre : rayonnement direct faible, forte luminosité.

Mi-ombre : + ou – 4h de soleil direct (en évitant le soleil direct aux heures les plus chaudes en été)

Lumière : les plantes demandent un maximum de rayonnement direct tout au long de la journée
Avant d’en arriver là, il est existe quelques signes avant-coureurs :

 

Répartition géographique des plantes succulentes

L'évolution physiologique des plantes succulentes

L’évolution physiologique des plantes succulentes répond aux exigences d’environnements très particuliers :

  • sols pauvres en humus,
  • longues périodes de sécheresse,
  • amplitude thermique très marquée ….

Primitivement, les aires de répartition de chaque espèce étaient très limitées (ex : les CACTACEES en Amérique, les ALOACEES en Afrique). Aujourd’hui, cette importante faculté d’adaptation leur a permis de coloniser indistinctement toutes les zones arides du monde ! A tel point que certaines variétés sont mieux représentées à l’étranger que dans leur aire de distribution d’origine.

Ce phénomène est d’autant plus important qu’il a été relayé par l’homme (ex : Nopalea en Australie…). A l’inverse, d’autres plantes sont tellement bien adaptées à leur milieu, qu’on ne les trouve que sur leur aire de distribution d’origine( ex : les plantes cailloux en Afrique Australe…).

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plantes succulentes

Les plantes succulentes regroupent l’ensemble des végétaux qui transforment l’eau de pluie en sucs mucilagineux, afin de constituer autant de réserves, face aux périodes de sécheresse. Ce particularisme peut s’apprécier dans tout ou partie de la plante :

– Les feuilles ( les crassulacées…)
– Les tiges ( les cactus…)
– Les racines ou le collet ( les caudex …)

Certaines familles de plantes ne comportent que des espèces exclusivement succulentes ( CACTACEES, CRASSULACEES…), alors que d’autres ne comptent que quelques individus ( BEGOGNACEES, VITACEES…). Au final on retrouve des plantes succulentes dans la plupart des grandes familles végétales.

Evolution géo-climatique et adaptation biologique

A l’origine, les aires de répartition actuelles des succulentes étaient de vastes forêts primaires, chaudes et humides, peuplées de plantes luxuriantes.

Avec l’évolution géo-climatique (formation de montagnes, limitant l’arrivée des nuages de pluie), plusieurs de ces zones devinrent arides. La plupart des plantes disparurent, seules celles qui surent s’adapter survécurent.

Les plantes succulentes sont le résultat de cette adaptation.

Leur physionomie se modifia ainsi :

Les tissus se sont épaissis pour mieux emmagasiner l’eau. Leur mode de respiration se modifia (processus CAM) : à l’inverse des autres végétaux,les succulentes rejettent la nuit l’oxygène produit le jour ! Réduction des surfaces d’évaporation (transformation des feuilles en épines, enfouissement dans le sol,croissance en colonies groupées, floraison nocturne…). Réfléchissement des rayons du soleil (tissus recouverts de pruine, épines acérées…).